la Flotte de Napoléon III                                                1850 - 1870

BATIMENTS DE FLOTILLE

 

 

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-  extrait de Bonnefoux et Pâris -  Dictionnaire de la marine à voile - 2e édition, Arthus Bertrand, Paris, 1856.

"BRICK, BRIC, s. m. Brig. - Le Brig est une sorte de bâtiment provenant du BRIGANTIN qui est plus petit. Le Brig a deux mâts (grand mât et mât de misaine) portant hunes et gréant des cacatois et des bonnettes. Le mât de beaupré ne compte, jamais, pour un mât, lorsqu'il s'agit de la classification des navires selon le nombre de leurs mâts, ni, même, les mâts supérieurs et le tapecul, quand il y a lieu. Généralement, le grand mât des Brigs est incliné sur l'arrière, et ils sont une grand-voile carrée enverguée. Le commerce équipe des Brigs qui portent jusqu'à 300 tonneaux ; ces navires exigeraient un gréement plus cher, et, probablement, ils navigueraient moins bien s'ils étaient gréés en trois mâts ; toutefois leurs voiles sont un peu grandes pour être manoeuvrées, facilement, de gros temps, par un faible équipage."

"Les Brigs de guerre sont rangés en plusieurs classes ou rangs, selon leur artillerie et le chiffre du personnel de leur équipage.
Les BRIGS-AVISOS (Light brigs, Packets) sont des Brigs fins, légers, bons voiliers, destinés à transmettre les ordres d'un amiral, ou à être expédiés en missions pressées. Les Brigs des rangs inférieurs sont employés, principalement, pour le service ou pour la police des côtes.
Les CANONNIERES-BRIG (Gun-brigs), sont de très-petits navires qu'on voit, en temps de guerre, escorter ou protéger les convois."

"BRIG-GOELETTE, s. m GOELETTE-BRIG, s. f. Brig whose the main mast is rigged like that of a schooner. Le brig-goélette est une sorte de navire dont le mât de misaine a une hune et est gréé comme celui d'un brig, tandis que le grand mât n'en a pas et est gréé comme celui d'une GOELETTE. Ce gréement convient à un bâtiment de construction vivieuse, qui est trop fin pour être installé entièrement en brig, et qui ne l'est pas assez pour en faire une goélette. On y réunit, ainsi autant que possible, les qualités de ces navires, car le Brig-goélette serre bien le vent ; et, quand il y a du gros temps et que sa marche est assez bonne pour le soustraire à l'atteinte des lames par l'arrière, il peut se dispenser de tenir la cape, et faire route pour profiter du vent s'il est favorable en déployant sa misaine et son petit hunier aux bas ris, afin de fuir devant le temps. D'un autre côté, le brig-goélette a le désavantage d'être privé d'une grand-voile carrée, et d'avoir, en général, peu de voilure sur le grand mât. Cette sorte de navire exige, d'ailleurs, moins de soins pour la manoeuvre et moins de monde. Il y a des Brigs-goélettes de guerre, qui, selon leur force, sont armés et équipés comme les brigs."

"GOELETTE, s. f. (Prononcez GOILETTE.) Shooner. - Petit bâtiment à deux mâts du port de 50 à 100 tonneaux ; il est, ordinairement, très-fin, très-léger et disposé pour la marche ainsi que pour beaucoup gagner au vent par le louvoyage. Les mâts en sont, généralement, assez inclinés sur l'arrière, et l'on y voit des barres sans hunes. La misaine et la grand-voile de ces navires ne sont pas carrées, mais auriques, et enverguées sur des cornes ; étant lacées à leurs mâts ou y tenant par des cercles, elles peuvent se replier facilement, sur elles-mêmes, lorsqu'on amène les cornes. La grand-voile se borde sur un gui, et la misaine le long du bord. Les Goélettes ont quelquefois des huniers ; mais ils sont très-échancrés pour le passage de l'étai ; souvent même, ils ne sont que volants : il en est de même de leurs perroquets. Le grand hunier et le perroquet y sont assez souvent remplacés par un flèche-en-cul. On y trouve trois focs d'assez grandes dimensions. La grand-voile y prend, aussi, le nom de Goélette de l'arrière, et la misaine celui de Goélette de l'avant ; de là vient la dénomination générale des voiles de Goélette. Ces navires sont très-bien appropriés pour le cabotage, surtout dans les belles mers, et pour la pêche ; il y a, toutefois des Goélettes de guerre de plus fortes dimensions qui, ainsi que plusieurs Goélettes du commerce, ont une voile de fortune enverguée, et établie sur tangons. Cette installation, entre autres, leur procure une partie des avantages particuliers aux brigs sous l'allure du vent-arrière. Les Goélettes de guerre françaises, portent de 6 à 8 bouches à feu. La voilure des Goélettes est fréquemment adoptée à bord des Bâtiments à Vapeur."

"COTRE, CUTTER, s. m. Cutter. - Petit bâtiment de guerre à un mât, fin dans ses formes de l'arrière, fortement épaulé et portant bien la voile ; le gréement en provient de celui du sloup, mais sur de plus grandes dimensions et avec beaucoup de soins dans l'installation. Le beaupré du Côtre est souvent horizontal, pour pouvoir, au besoin, être facilement rentré ou poussé. On y voit un grand foc et, fréquemment, une trinquette. Les grands Côtres ont un mât de hune et même de perroquet ; ils sont munis d'une voile de fortune pour le largue et pour le vent arrière.
Les Côtres peuvent gréer des bonnettes, entre autres, celle qui se place sous le gui : ainsi, les navires de cette sorte, très-bien gréés et voilés pour le plus près et pour louvoyer, peuvent, en outre, naviguer avec avantage vent arrière ; car n'ayant qu'un mât, toutes les voiles carrées portent parfaitement alors ; toutefois, par un gros temps, un tel bâtiment serait le jouet des lames et courrait de grands risques s'il voulait faire route vent arrière ou fuir devant le temps, et il est préférable qu'il prenne la cape : d'ailleurs, son mât est une pièce très-considérable qui, venant à casser, laisse le bâtiment avec peu de ressources ; et la brigantine, qui est très-grande, demande des soins dans la manoeuvre, de l'habitude et des ménagements. Le Côtre a ordinairement, une très-grande différence de tirant-d'eau qui contribue à faire pencher son mât sur l'arrière. Un Côtre porte environ 6 ou 8 bouches à feu."

  

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